JE SUIS AMOUTATI LA DAME DE FER

Je suis une comédienne, humoriste, auteure d’origine Ivoirienne qui aime son travail ! et qui fais son boulot dont elle a tant rêvé depuis son plus jeune âge. Amou Tati la dame de fer est plutôt le titre de mon spectacle « Amoutati la Dame de fer » je joue le rôle de ma mère qui est la dame de FER. Je m’appelle aussi Amoutati car c’est Tati le dimunitif de Tatiana et Amon (veut dire moi en bété donc c’est « Amoutati » c’est un personnage spectacle à l’état brut qui dit tout ce qui lui passe par la tête. Tous nos non-dits avec toujours une pointe d’humour !

JE SUIS AMOUTATI LA DAME DE FER

Je suis arrivé au cinéma et sur les planches par passion parce que c’était mon désir le plus ardent ...J’ai rêvé, prié et j’ai pris des cours de théâtre au sein dès la 5éme au lycée moderne de San Pédro. J’étais dans la troupe de théâtre en RCI . J’ai donc participé au concours de théâtre, mon premier festival à Bouaké. Après mon Baccalauréat je suis allé à Paris pour un stage de théâtre. J’ai pratiqué 1 an de cours dramatique au conservatoire du 18 éme et le bouche à oreille a fait son chemin. Je suis arrivé au cinéma grâce également à mon spectacle « Amoutati à l’état brut » dans lequel je campe une dizaine de personnages. Ce spectacle fut ma carte de visite mon CV ambulant lol et j’ai tourné grâce à ce spectacle dans plusieurs films les réalisateurs sont venus voir ce spectacle. J’ai tourné « Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu », «   La vie de château » « Les héritières », « Mon ket »etc..  grâce à ce spectacle, j’ai mis mon pain à la surface de l’eau en montrant mon travail.  

En ce qui concerne les moments les plus difficiles dans les débuts de ma carrière, Je dirai le manque de rôle pourtant j’ai toujours vu la coupe à moitié pleine qu’à moitié vide. Je suis une éternelle optimiste donc j’ai énormément relativisé dans les moments les plus difficiles pour certains. Pour moi le plus difficile fut de réaliser qu’aucun auteur ne pourra écrire un film ou une histoire qui me ressemble. Car je ne rentre dans aucune case… Je suis née en France j’ai grandi en Côte d’Ivoire, j’ai connu les bidonvilles,  j’ai eu  une superbe maman qui m’a tant aimé et béni mais   partie trop tôt.  J’ai souvent joué dans des rôles similaires avec la même intrigue. 
Alors pour contourner tout ceci j’ai écrit le spectacle Amoutati la dame de Fer et là je termine mon court métrage et mon long.
 
On me demande souvent comment je fais pour exceller dans ma carrière. Je dirais que je n’ai pas volé je n’ai fait qu’observer ma mère si drôle il parait que mon feu grand père Zadi André était tellement drôle que les gens quittait le village pour aller l’écouter. Aussi Je fais mon travail d’acteur avant de monter sur scène ou d’aller sur un casting. Je mets en marche mon parcours émotionnel. Je retravaille mes points témoins, point clés, pour donner de l’épaisseur à mon jeu d’acteur. Et je confie ma carrière à mon seigneur ! avec une bonne hygiène de vie. Qui nécessite concentration et improvisation.

Laissez- moi vous partager mon expérience sur le film "Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu". En fait, Je tournais au Maroc pendant la sortie du film. A mon retour ma boulangère m’offrait des baguettes tant elle a aimé ce film. J’ai préparé ce film comme les autres. A la même année je tournais le film Danbé la tête haute me donnant le prix de la meilleure actrice au Canada.

J’ai un défaut qui est aussi une grande qualité « ma modestie » je dirais que le moment le plus beau de ma carrière C’est lorsque  ma mère m’a vu dans un film. J’ai senti en elle une bouffée de  fierté inégalable. Je ne savais pas parler ni Lingala ni Dioula et j’ai tourné dans ces films alors elle me disait : « Comment tu fais  ma fille? »
Il y’a aussi le prix d’excellence pour le spectacle vivant et surtout que mon spectacle soit étudié dans les manuels de seconde et 1ère dans toutes les écoles Françaises.

Concernant la Côte d'Ivoire, je coache quelques séries Ivoiriennes et j’espère dans les années à venir travailler plus sur le terrain ! Les enfants ont grandis ! si j’en ai les moyes travailler plus sur nos problématiques.  De plus, le cinéma Africain est de plus en plus innovant, de plus en plus de série denonce des faits de société et c’est tout à son honneur.